Salon immobilier Toulouse : le programme du 2 au 4 octobre

Salon de l'Immobilier de Toulouse 2026 : 3 jours, 47 exposants et 17 tables rondes au MEETT

Toulouse - Promotion immobilière - Morgane Caillière le 01/10/2026

Le MEETT rouvre son hall 3 vendredi 2 octobre 2026. Pendant trois jours, le Salon de l'Immobilier de Toulouse rassemble promoteurs, constructeurs, courtiers et notaires au même endroit, à l'heure où le marché toulousain du neuf relève la tête sans sortir de la crise. L'entrée est gratuite, et l'essentiel du programme aussi.

Vendredi 2 octobre, 10 heures, hall 3

Le salon se tient du vendredi 2 au dimanche 4 octobre 2026, de 10 h à 18 h 30 chaque jour, dans le hall 3 du MEETT, à Aussonne. L'entrée est gratuite, mais sur invitation : le billet se télécharge sur la billetterie en ligne de l'événement.

Le Salon de l'Habitat occupe le même parc des expositions, avec une journée d'avance puisqu'il ouvre dès le 1er octobre. Il annonce une centaine d'exposants, tournés vers la rénovation, le chauffage, la cuisine ou la piscine. Les deux manifestations communiquent.

Côté accès, le tram T1 dessert la station MEETT au pied du parc, tout comme la ligne de bus 30. Les automobilistes disposent de 4 000 places gratuites ; l'organisateur conseille de viser les rangées P à W du parking visiteurs. Deux détails prosaïques méritent d'être connus avant de partir : le site n'abrite aucun distributeur automatique de billets, et le salon ne dispose pas de vestiaire.

Du constructeur au courtier en crédit, qui tient boutique

La liste officielle recense 47 exposants au 1er octobre 2026. L'éventail couvre à peu près toutes les étapes d'un projet immobilier, ce qui fait l'intérêt du format : comparer plusieurs interlocuteurs en une après-midi plutôt qu'en trois semaines de rendez-vous.

Les promoteurs y présentent leurs programmes neufs sur Toulouse et son agglomération, parfois au-delà. Les constructeurs de maisons individuelles tiennent stand, des modèles traditionnels aux versions éco-responsables. Les agences immobilières couvrent l'ancien.

Autour d'eux gravitent les métiers du financement et du conseil : courtiers en crédit et en assurance emprunteur, conseillers en gestion de patrimoine, représentants de l'ANACOFI. L'investissement à l'étranger a ses spécialistes, qui abordent autant les destinations que les cadres juridiques. Des acteurs de l'habitat participatif et solidaire complètent le tableau, aux côtés d'associations de propriétaires, du Pôle Habitat FFB et de Toulouse Métropole Rénov'. Si vous préférez balayer l'ensemble de l'offre immobilière neuve de Toulouse sans bouger de votre fauteuil, notre panorama des programmes neufs à Toulouse recense les opérations des promoteurs de la métropole, quartier par quartier et toute l'année.

Trois journées, trois publics

Le programme compte 17 tables rondes, animées par Henry Buzy-Cazaux, président-fondateur de l'Institut du management des services immobiliers et membre du Conseil national de l'habitat. Elles sont libres d'accès et durent entre trente et quarante-cinq minutes.

Vendredi ouvre sur la transmission, à 14 h 30, avec une notaire de la Chambre interdépartementale. Suivent la rénovation et ses aides, le premier investissement locatif dans le neuf, puis l'investissement dans l'ancien avec un salaire de 2 500 € par mois. La journée se clôt à 18 heures sur le projet de loi de relance et de décentralisation du logement, avec notamment Jean-Baptiste de Scorraille, vice-président de Toulouse Métropole chargé de l'urbanisme.

Samedi penche nettement vers l'investissement locatif. Trois séances consécutives, de 14 h 30 à 17 h 15, décortiquent le statut du bailleur privé, son application à l'ancien et sa comparaison avec les autres formules. La matinée appartient à la transmission puis à la construction de maison, avec le PTZ et le photovoltaïque. La journée finit à 17 h 30 sur une question frontale : les banques prêtent-elles encore ?

Dimanche s'adresse d'abord aux accédants. Les étapes de la construction individuelle y sont détaillées, devis et étude de sol compris. À 15 h 30, une séance balaie le prêt social location-accession, le bail réel solidaire et les aides d'Action Logement Services. Rénovation et crédit ferment la marche. Une séance matinale fait exception, consacrée à l'investissement avec un petit budget : 600 € par mois ou 10 000 € de capital.

La nouveauté du programme s'appelle Jeanbrun

Un sujet revient dans quatre créneaux sur dix-sept, et c'est le seul vraiment neuf : le dispositif Jeanbrun, que l'administration nomme statut du bailleur privé ou Relance logement.

Le principe rompt avec celui du Pinel. Là où l'ancien dispositif accordait une réduction d'impôt forfaitaire, le nouveau autorise un amortissement : chaque année, le propriétaire déduit de ses revenus fonciers une fraction du prix d'achat du logement.

Article 47 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, publiée au Journal officiel du 20 février. Le texte rétablit les alinéas i et j au 1° du I de l'article 31 du code général des impôts.

La base amortissable correspond à 80 % du prix d'acquisition net de frais, le foncier étant forfaitairement estimé à 20 %. Le taux dépend du niveau de loyer choisi et de la nature du bien.

Niveau de locationTaux annuel – logement neufTaux annuel – ancien réhabilité
Intermédiaire3,5 %3 %
Social4,5 %3,5 %
Très social5,5 %4 %

Taux appliqués à 80 % du prix d'acquisition net de frais. Source : article 31 du CGI, fiche Service-Public F39735.

Sur un deux-pièces neuf acheté 250 000 € hors frais et loué en intermédiaire, la base amortissable ressort à 200 000 € et la déduction annuelle à 7 000 €. Le plafond est fixé à 8 000 € par an et par foyer fiscal, porté à 10 000 € ou 12 000 € en affectation sociale ou très sociale. L'avantage n'entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales.

Les contreparties expliquent pourquoi le sujet occupe quarante-cinq minutes de table ronde. Seuls les logements en bâtiment d'habitation collectif sont éligibles, ce qui exclut la maison individuelle. L'engagement porte sur neuf ans de location nue en résidence principale, hors cercle familial jusqu'au deuxième degré, avec plafonds de loyer et de ressources du locataire. L'option est irrévocable et tout manquement entraîne la réintégration des amortissements déduits.

Le plafond de loyer mérite une vérification avant toute signature. Toulouse intra-muros est classée en zone A depuis octobre 2023 : le loyer intermédiaire y est plafonné à 14,64 €/m² en 2026, charges non comprises. La proche périphérie reste en zone B1, à 11,80 €/m², à l'exception de Blagnac, Colomiers, Labège et L'Union. Le détail des taux, des plafonds et des conditions figure dans notre guide du dispositif Jeanbrun.

Dernière précaution : le projet de loi de relance et de décentralisation du logement, adopté par le Sénat le 8 juillet 2026 et transmis à l'Assemblée nationale sous le numéro 3058, prévoit d'assouplir le dispositif, en particulier dans l'ancien rénové. Le rapport d'Annaïg Le Meur a été déposé le 23 septembre. Service-Public annonce d'ailleurs une mise à jour de sa fiche après l'adoption de la loi.

Vingt minutes avec un notaire, sans rendez-vous

L'Espace Conseils est la partie la moins commerciale du salon, et souvent la plus utile pour un dossier déjà avancé. Les consultations durent 20 à 30 minutes, se font sans rendez-vous, de 10 h à 18 h pendant les trois jours.

Six partenaires y reçoivent gratuitement. La Chambre des notaires de la cour d'appel de Toulouse traite transmission, SCI, viager et servitudes, avec une réserve de taille : pas de permanence le samedi après-midi ni le dimanche. Le Barreau des avocats de Toulouse couvre copropriété, urbanisme, baux et fiscalité. L'ADIL délivre un conseil juridique neutre sur le logement, du financement à la copropriété.

S'y ajoutent les Médiateurs Ad Hoc pour les litiges de travaux, de location ou de vente, le Pôle Habitat FFB pour la maison individuelle, et un espace France Rénov' sur la maîtrise de l'énergie.

Le marché que les visiteurs vont trouver au MEETT

Un salon se lit mieux avec les chiffres du moment en tête. L'ObserveR, l'observatoire de l'immobilier neuf toulousain, a publié mi-septembre son bilan du premier semestre 2026.

Dans l'aire urbaine, le semestre compte 1 620 mises en vente et 1 250 ventes nettes, en hausse de 12 % sur un an mais toujours 10 % sous le niveau de 2024. Toulouse concentre l'activité, avec 1 200 mises en vente et 780 ventes, et le stock remonte doucement à 1 770 logements disponibles. Les prix tiennent : 4 485 €/m² dans l'aire urbaine, 4 839 €/m² dans la ville-centre, en collectif libre hors stationnement. Les écarts entre quartiers restent importants.

Les acheteurs qui viennent pour habiter restent majoritaires, avec 749 ventes sur le semestre, et 60 % d'entre elles passent par un dispositif d'accession aidée. Le bail réel solidaire progresse nettement, de 90 à 155 ventes en un an, et les ventes en périmètre de renouvellement urbain passent de 60 à 135. Pour les primo-accédants, le prêt à taux zéro reste le premier levier : notre guide du PTZ 2026 détaille les quotités applicables à Toulouse.

Les investisseurs reviennent, à 40 % des ventes nettes contre 29 % sur l'ensemble de 2025. Mais la ventilation de ces quelque 500 ventes réserve une surprise : plus de la moitié ont été réalisées en libre, sans aucun dispositif, et le logement locatif intermédiaire en capte 37 %.

2 % : la part des ventes à investisseurs réalisées sous le dispositif Jeanbrun dans l'aire urbaine toulousaine au premier semestre 2026 (ObserveR, bilan publié en septembre 2026).

Reste le financement, qui conditionne tout le reste. Après un hiver de stabilité, les barèmes bancaires sont repartis à la hausse pendant l'été.

3,31 % : taux nominal moyen des crédits immobiliers accordés en août 2026, toutes durées confondues, hors assurance et coût des sûretés, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Durée moyenne des prêts : 252 mois, soit 21 ans. Coût relatif des opérations : 4,2 années de revenus.

Deux réflexes avant de prendre la route d'Aussonne

Premier point, les justificatifs, et il se joue sur deux tableaux distincts. Un primo-accédant qui demande un PTZ en 2026 doit connaître son propre revenu fiscal de référence de 2024. Un investisseur qui vise le Jeanbrun n'a pas de condition de ressources personnelles : ce sont les revenus de son futur locataire qui devront respecter les plafonds, appréciés à la signature du bail.

Second point, choisir sa journée. Le programme du samedi penche vers l'investissement locatif, celui du dimanche s'adresse aux accédants, et le vendredi mêle les deux en finissant sur l'actualité législative.

SOURCES
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