Navibus Nantes : Trentemoult-Sablières relié au Bas-Chantenay, eNavibus dès fin 2027
La Loire et l'Erdre ne servent plus seulement aux balades du week-end : elles deviennent un maillon à part entière des trajets du quotidien. Trois nouveautés le confirment : une ligne prolongée d'une rive à l'autre, un nouvel embarcadère doté de son parking-relais, et une flotte de navettes électriques qui arrive. Tour d'horizon de ce qui change pour les habitants de la métropole.
Le réseau Navibus aujourd'hui
Le Navibus fait partie intégrante du réseau de transports en commun Naolib. Il s'organise autour de trois lignes : les lignes N1 et N2 traversent la Loire entre Nantes et Rezé, tandis que la ligne N3, un passeur, franchit l'Erdre entre Port Boyer et Petit Port Facultés.
Côté tarifs, aucune complication : on accède aux navettes avec un simple ticket 1 heure ou un pass Naolib, exactement comme pour le tram ou le bus, avec la gratuité le samedi et le dimanche. Un mode de transport qui gagne du terrain : en 2025, la fréquentation des navettes fluviales a progressé d'environ 9 % et approche le million de voyageurs, la ligne N2 représentant à elle seule près de 20 % du total.
La nouvelle liaison Trentemoult–Bas-Chantenay
Depuis novembre 2025, un nouveau franchissement de la Loire relie directement les deux rives grâce au prolongement de la ligne N2. La navette suit désormais le parcours Trentemoult-Sablières — Bas-Chantenay — Hangar à Bananes, créant une continuité qui n'existait pas auparavant entre Rezé et le nord du fleuve.
La fréquence a été pensée pour les déplacements réguliers : un départ toutes les 20 minutes en heures de pointe et toutes les 32 minutes en heures creuses, sur une amplitude allant de 7h à 19h40, prolongée jusqu'à minuit l'été. Financé à hauteur de 4,7 millions d'euros TTC par Nantes Métropole, le Département et l'État, ce prolongement a une vocation claire : faciliter les trajets domicile-travail vers Nantes, bien plus que le simple usage touristique.
Un nouvel embarcadère relié aux autres mobilités
L'autre apport majeur, c'est le nouvel embarcadère Trentemoult-Sablières, conçu comme un véritable nœud entre les différents modes de transport. Il s'accompagne d'un parking-relais de 140 places, qui vient s'ajouter à ceux ouverts un peu plus tôt dans l'année à Bas-Chantenay (219 places) et à l'Estuaire (119 places).
L'idée : permettre aux automobilistes de laisser leur véhicule en amont, puis de rejoindre le centre par la Loire, le bus, le tram ou un vélo Bicloo. De quoi rendre la navette fluviale réellement utile dans une chaîne de déplacement complète, et non comme une option isolée.
Les eNavibus, le passage à l'électrique
Parallèlement, Nantes Métropole engage la transition écologique de sa flotte. Cinq nouvelles navettes de type catamaran, à propulsion électrique, vont progressivement entrer en service. Chacune pourra accueillir jusqu'à 150 passagers ainsi que des vélos, avec une recharge rapide assurée lors des escales.
L'investissement s'élève à 36 millions d'euros. Selon la dernière mise à jour de Nantes Métropole, les cinq eNavibus entreront progressivement en service à partir de fin 2027, à commencer par un premier bateau qui augmentera la cadence des traversées sur la Loire. Ces eNavibus remplaceront progressivement les navettes diesel actuelles sur la Loire, dans la continuité du verdissement déjà engagé sur le réseau de bus électriques.
En pratique : qui peut en profiter
Ces évolutions concernent en premier lieu les habitants de Rezé, de Trentemoult, du Bas-Chantenay et de l'île de Nantes, qui disposent désormais d'une alternative directe pour franchir la Loire sans passer par les ponts. L'accès se fait avec les titres Naolib habituels, et la navette se combine naturellement avec le tram, le bus et le vélo.
Quelques limites méritent toutefois d'être rappelées pour rester réaliste : l'amplitude horaire reste plus restreinte hors saison estivale, le service dépend des conditions de navigation sur le fleuve, et la navette demeure un complément du réseau terrestre plutôt qu'un substitut. Pour un trajet quotidien, mieux vaut donc vérifier que les horaires correspondent à ses besoins.
En résumé
Avec la liaison prolongée, le nouvel embarcadère et l'arrivée des eNavibus, la Loire s'affirme peu à peu comme un axe de mobilité du quotidien à part entière. Une transformation qui accompagne celle, plus large, des quartiers de bord de fleuve, à suivre au fil des prochaines livraisons et mises en service.